vendredi, juillet 18, 2008
mardi, juillet 15, 2008
Simone Truong & Peter Von Bartheld
Tanz Faktor et ADN scène-ouverte Neuchâtel
Libellés : danse dance contemporain adn scène-ouverte, simone truong
lundi, juillet 14, 2008
dimanche, février 03, 2008
prix de lausanne 2008 felméry lili
Libellés : prix de lausanne 2008 lili felméry
dimanche, septembre 02, 2007
dimanche, février 18, 2007
samedi, février 10, 2007
Prix de Lausanne : finale 2007
dimanche, février 04, 2007
Photo Maria Riccetto American Ballet Theatre



Une Maria Riccetto ABT magnfique soloist dans le pas de deux du lac du cygne
samedi, février 03, 2007
dimanche, janvier 14, 2007
Cécile Robin Prévallée soliste du ballet du Grand Théatre de Genève.

Dans un grand studio de répétition du ballet du Grand Théatre de Genève, Cécile Robin Prévallée répète le rôle de Coppélia : une poupée qui devient femme. Pendant une heure la danseuse soliste va reproduire inlassablement le même mouvement, précision et exactitude, pour cette Coppélia masquée dont la force réside dans l’expression de la forme sans rature ni visage expressif. On doit imaginer Frantz regardant émerveillé par un trou de serrure cette poupée sans visage, dont la seule existence est la rectitude de la forme dans cette première partie.
Cécile Robin Prévallée est née en France, elle fait ses études de danse au Conservatoire National Supérieur de Danse de Lyon. Engagée successivement au Ballet du Rhin et aux Ballets de Monte-Carlo, elle entre au Ballet du Grand Théatre de Genève en août 2003.
Dans cette chorégraphie de Cisco Aznar, il ne reste que la musique du ballet classique. Cisco Aznar nous narre un conte moderne. Tout d’abord le récit est modifié, en effet, la poupée devient vivante grâce à un baiser amoureux ; que la danse est contemporaine, plus de trace classique ni néo-classique ; ensuite Frantz et Swanilda se rencontrent lors d’un concours de danse comme dans une émission de télé-réalité, de plus la pièce garde un aspect nostalgique des années 60 et 70 comme la comédie musicale Grease….
Comment la soliste trouve son inspiration ? – Je m’inspire de ma vie : mon enfance, souvenirs de mes poupées, en imaginant ce que peut ressentir une personne qui sort d’un long sommeil, pour cela je m’aide aussi de l’imaginaire du chorégraphe., de mon vécu et de mes propres images. La danse est un apprentissage perpétuel et il faut travailler dans ce rôle l’exactitude du geste, doser la force musculaire, détailler les positions, toujours apporter une force mesurée. Le personnage est dans une forme où le corps doit être expressif. Mon interprétation est liée à moi en tant que femme et en tant que danseuse, la base du rôle est de donner du vrai en moi. Au début Coppélia est une figurine sans vie, je m’inspire de l’aspect magique et innocent quand j’étais une petite fille. Coppélia est le passage de l’enfance à la vie adulte.
Cécile Robin Prévallée ne se ferme pas dans un style, ni classique, ni contemporain mais elle se définit comme une danseuse de répertoire, comme une danseuse actuelle. Pour arriver à cette étape de danseuse, tous les rôles l’ont aidée à lâcher prise pour laisser la place à la sensation de l’interprétation, au commencement elle ne savait pas où lâcher prise, mais petit à petit des sensations arrivent lors des filages, par exemple. Et le rôle se construit aussi à partir des échanges, entre elle et les autres, qui vont établir des émotions proches de son personnage.
Lors des spectacles, elle se met en état de concentration, sa journée est programmée sans être ritualisée : répétition, repas, sieste, maquillage et échauffement.. Puis elle danse, elle ne se souvient pas, elle se sent ailleurs, transportée quelque part.
Elle ne perçoit pas la danse comme un travail mais réellement comme une passion et un moyen d’expression, elle ressent très fort le besoin de libérer cette sensation et cette émotion par la danse : c’est un langage. Cécile Robin Prévallée a la force des grandes danseuses, une humilité, un sens de l’écoute de l’autre et de soi, des yeux rieurs et un amour de la danse.
mercredi, janvier 10, 2007
Evelyne Spagnol, soliste : de la pierre brute au diamant taillé.

Dans la plénitude de son art, Evelyne Spagnol fait jaillir la danse dans trois grands rôles classiques et majeurs dans sa vie.
Tout commence avec Giselle dansée par Noëlla Pontois. Evelyne a six ans et c’est le déclic : elle sera danseuse. Dans son souvenir de petite fille, les émotions ressenties sont un tout, mais l’interprétation présentée l’a énormément touchée. Court moment de silence et de songes d’une enfant, habitée par Giselle, qui dansait déjà à 3 ans pour s’amuser. Dans ce silence j’imagine une danseuse émerveillée des ballets qu’elle a dansé. Retraçons son chemin artistique : Evelyne étudie à l’école Besso et Rudy Brians. Puis rejoint le Ballet du Capitole de Toulouse de 1990 à 2002. Engagée Comme soliste, au Ballet de Zurich, elle revit la danse.
Evelyne évoque son premier grand rôle : une jeune Giselle pour une danseuse pleine de fraîcheur. Je rêvais de le danser, tout est parti de là, ignorant même si j’étais capable de l’interpréter. C’était un travail de tous les jours, technique, mais dont l’intérêt résidait surtout dans le côté artistique. Il fallait trouver le bon geste, la bonne émotion, je répétais en studio, devant ma glace, chaque chemin vers le rôle devenait intéressant. Ce personnage fort et dramatique m’apportait un sentiment essentiel : arriver à être. Ne plus être Evelyne qui joue mais être profondément Giselle. Au 2ème acte, j’aimais le travail du pied et de descente des pointes. Ce ballet me tient à cœur pour son histoire romantique, sa technique, et surtout ma découverte de voir que je pouvais le danser. En n’oubliant pas le changement d’émotion entre le premier et le 2ème acte.
Un autre personnage important a été Juliette. Spécifiquement la scène du balcon au premier acte (dans une chorégraphie de John Cranko). Evelyne se souvient de ses pas sur scène : j’avais les larmes aux yeux, j’étais Juliette et amoureuse de Roméo, emportée par la musique sublime et le bonheur indescriptible d’interpréter ce rôle. Pour que le public croit aux traits du personnage, je dois y croire moi-même. Juliette est une histoire d’amour universelle qui se mélangeait à mon expérience personnelle, comme un rêve ineffable, une sensation sans mots, un désir épuré.
Si Giselle et Juliette étaient plus orientées sur l’aspect artistique, le rôle de Cendrillon, et ses difficultés techniques, a enchanté Evelyne Spagnol, dans une chorégraphie rigoureuse de Heinz Spoerli, au Ballet de Zurich. La virtuosité du rôle résidait dans les quatre variations des fées, ainsi que la variation du bal. C’était une épreuve physique pour Evelyne Spagnol qui appréhendait les pirouettes et les doubles sauts: on ne peut pas tricher dans ce rôle qui exige une propreté, une netteté impeccable ; on ne peut commettre aucun faux geste, cela se voit immédiatement quand la danseuse est mal placée.
Cendrillon exige de la fragilité, dans le début du ballet, avec suffisamment de dynamisme pour faire la technique, ce qui me correspond bien puisque je suis avant tout une danseuse énergique, plus que lyrique, explique la souriante soliste.
Chacun de ces rôles a permis à Evelyne Spagnol de construire une carrière riche de technique et d’émotions. Radieuse et au sommet de son art, cela se voit dans son maintien droit, sa voix posée : la danse vit en elle.
Souhaitons que des jeunes filles suivent le modèle de cette danseuse harmonieuse et épanouie. Des diamants naissent les étoiles.
crédit photo: exceptionnellement Ballet de Zurich.



























